Le Service Volontaire Européen : volontaire en France

Charbel portraitQuand Charbel Kamel a entendu parler pour la première fois du service volontaire européen (SVE) en 2010 via la page facebook du groupe de théâtre de marionnettes Khayal, il n’a pas hésité une seconde et s’est immédiatement mis en contact avec  l'association. Il désirait partir en Europe pour vivre une expérience différente mais aussi pour s’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles. Quelques mois plus tard, le voilà à Nice, en France, pour une année riche en découvertes.

 Cette année-là, trois jeunes libanais ont participé au programme européen “youth in action” et se sont envolés pour la France et la Bulgarie. Ils ont été sélectionnés par les associations dans lesquelles ils avaient déposé leur candidature, sur base de leur CV et d’une lettre de motivation. Dans le cas de Charbel, l’ADCEI de Marseille (association à l'initiative du programme de mobilité pour les jeunes professionnels de la Culture en Europe et en Méditerranée), a été intéressée par son profil car il correspondait à ce qu’elle recherchait pour Héliotrope, une association en charge du festival du court métrage de Nice. Le jeune acteur a ainsi pu travailler derrière les feux de la rampe, notamment en gérant la base de données du festival, en faisant du montage vidéo mais aussi en animant des ateliers d’éducation à l’image dans les lycées.

 

La vie pas toujours en rose

Si beaucoup idéalisent la France et l’Europe en général, Charbel a pourtant vite déchanté. “Je charbel animation lyceeme suis senti très seul parce qu’en France, on ne sort pas avec ses collègues après le boulot. On ne mélange pas vie professionnelle et vie privée.” Charbel parle d’une cassure lorsqu’il décroche un rôle dans un film franco-espagnol mais sera par la suite écarté pour des questions administratives. Même en travaillant gratuitement, Charbel ne pouvait pas faire partie du casting car vivant en France avec une autorisation provisoire de séjour, il ne lui est pas permis de travailler. “C’est à ce moment précis que s’est produite la cassure entre mes rêves et la réalité d’un pays bureaucrate” explique-t-il. Pour la même raison, Charbel n’a pas le droit de quitter le territoire français pendant son séjour sous risque d’être renvoyé au Liban. Ironie d’un programme qui se veut promouvoir la mobilité pour les jeunes. Mais heureusement, tout n’est pas non plus tout gris. Cet amoureux des contacts sociaux s’est fait son propre groupe d’amis grâce à une communauté de globe-trotters sur internet : le couchsurfing. Le jeune homme a adoré assister son patron au Festival de Clermont Ferrant. Et surtout Charbel n’a aucun regret et profite de ses dernières semaines à Nice.

Aujourd’hui, si Charbel n’envisage pas sa vie ailleurs qu’au pays des cèdres, il parle néanmoins d’un master en Europe, pas spécialement en France. Il conseille aux prochains jeunes qui partiront en volontariat en Europe de ne pas avoir d’attentes trop grandes et de rester ouverts. Il vaut aussi mieux avoir un peu d’argent de côté car un forfait mensuel qui tourne autour de 600 euros versé par la commission européenne peut ne pas être suffisant. Charbel dit avoir grandi et avoir beaucoup appris sur la France mais surtout sur lui-même.

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