Fiche métier : traducteur technique

Devenir traducteur technique

Le métier de traducteur technique est probablement le métier de la traduction qui offre le plus de débouchés. En effet, ce professionnel est spécialisé dans un domaine en particulier, qu’il connait comme sa poche. Ce métier nécessite une grande curiosité et une capacité à absorber et à retenir les informations.

Conditions de travail

Le traducteur technique intervient sur la traduction de documents dans un domaine bien précis. Cela peut être, par exemple, une notice de médicament, des documents publicitaires, un compte-rendu de conférence, etc. Tout dépend de la spécialisation du traducteur. La Société Française des Traducteurs recense 26 spécialisations, parmi lesquelles le domaine médical, le domaine juridique, le domaine économique et financier…

Le traducteur technique reste en quelque sorte le parent pauvre de la traduction et de l’interprétariat, car il est encore très peu connu du grand public. Pourtant, c’est dans la traduction technique que l’on trouve de plus de débouchés, ainsi que les meilleures rémunérations.

L’immense majorité des traducteurs techniques travaillent en tant qu’indépendants. Cependant, quelques agences de traduction emploient des salariés à plein temps, et il est aussi possible de rentrer dans la fonction publique sur concours, mais cela ne concerne qu’une poignée de chanceux.

De plus en plus, les traducteurs techniques utilisent des logiciels d’aide à la traduction. Le principe de ces logiciels est de garder en mémoire les traductions utilisées auparavant pour pouvoir les réutiliser dans les traductions suivantes, quand les mêmes termes sont utilisés, et ainsi gagner un temps précieux.

Qualités requises

La traduction technique requiert un fort intérêt pour les langues étrangères, évidemment, mais aussi une culture générale importante, et une capacité à se documenter et à mémoriser les informations. En effet, le traducteur technique doit systématiquement se tenir informé des innovations dans son domaine de traduction, afin de pouvoir effectuer les traductions les plus justes possibles : imaginez la catastrophe si un traducteur fait une erreur d’interprétation dans une notice de médicament…

Etant donné que les traducteurs travaillent la plupart du temps en indépendant, il est conseillé d’avoir des qualités relationnelles pour trouver et conserver ses clients. Il est également utile d’avoir de bonnes capacités de gestion et d’organisation pour être capable de prendre en charge tout l’aspect administratif que comporte le travail en indépendant.

Formation

L’idéal pour un traducteur technique est d’avoir effectué un double cursus : un master spécialisé en traduction, et une formation en droit, en informatique, en économie, etc. en parallèle.

La plupart des formations pour accéder aux métiers de la traduction sont des bac+5. Les écoles les plus connues et les plus reconnues sont l’ESIT et l’ISIT, à Paris, mais de nombreuses universités comportant un département langues proposent également des masters en traduction.

Enfin, une formation ne suffit pas pour devenir traducteur : il est souhaitable d’aller passer quelques séjours à l’étranger, pour se familiariser avec des cultures différentes et mieux comprendre comment est abordé le domaine de spécialisation dans d’autres pays.

Salaire

Le métier de traducteur est notoirement assez mal payé. Pour les postes en agence, les débutants ne doivent pas s’attendre à toucher beaucoup plus que le SMIC… Les indépendants sont mieux payés, mais les débuts sont souvent difficiles : les premiers clients sont les plus compliqués à trouver !

Trouver des offres d’emploi de traducteur technique

Les offres d’emploi dans la profession de traducteur technique ne sont pas légion. Cette profession fonctionne beaucoup au bouche à oreille, ce qui explique pourquoi il est très important de se constituer un réseau de contacts. Ensuite, il est plus facile d’avoir régulièrement du travail.

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