Travailler à Bruxelles

richard walkerIls sont de plus en plus à préférer Bruxelles à sa voisine, Paris. Pas de problème de langue, ni de choc culturel. La Belgique, c’est un peu la France sans l’être tout à fait. Et aujourd’hui, Bruxelles c’est la ville de Richard Walker, un Toulousin de 32 ans, ingénieur informaticien qui a élu domicile dans la banlieue bruxelloise depuis juin 2005.

Richard avait besoin de changer d’air. Pas heureux à Paris et insatisfait de la qualité de vie parisienne, il décide de rejoindre un couple d’amis qui s’est installé dans la capitale belge peu de temps auparavant. Il tombe sous le charme de la ville et de ses habitants et choisit de s’y installer. « La ville m’a plu, une capitale active, avec plein de choses qui s’y passent mais à taille humaine« . Richard cherchait un pays où il avait déjà des amis et décide de sauter le pas après une année de réflexion. Un choix qu’il ne regrette absolument pas.

Des avantages en Belgique qui comptent

En tant que Français installé à Bruxelles, Richard peut bénéficier de certains avantages. Premièrement, il bénéficie d’un régime fiscal spécial, le RSI. Il est donc exonéré d’une partie des impôts belges. Deuxièmement, sa société passe par l’intermédiaire d’un cabinet de consultance pour régler tout ce qui concerne l’aspect administratif.  Autrement dit, Richard n’a jamais besoin de s’occuper de  la paperasse.

De plus, Richard apprécie la vie à Bruxelles. « La bière y coûte moins cher que l’eau » plaisante-t-il. Aujourd’hui, cet informaticien ne s’imagine pas retourner en France. Et bien que ses amis et sa famille lui manquent, il préfèrerait les voir tous s’installer en Belgique plutôt que de vivre à nouveau en France. Richard a surtout apprécié l’accueil chaleureux en Belgique.  » J’ai un ami qui s’est installé au Luxembourg et qui a mis beaucoup plus de temps avant de se faire un cercle d’amis« .

Des inconvénients aussi

« J‘ai vécu 3 ans idylliques, je découvrais ma nouvelle ville. Tout était parfait. Puis, quand l’excitation retombe, tu commences à voir les inconvénients » explique Richard. La grisaille, les lourdeurs administratives, la mauvaise qualité des transports en commun et les problèmes de financement de la ville de Bruxelles, tout cela lui est apparu d’un coup. « Ca m’énerve parce que c’est ma ville maintenant, et Bruxelles pourrait être New York en Europe mais ce n’est pas le cas à cause des travaux partout, de la saleté et de l’organisation de la région qui favorise les zones résidentielles. »

groupe de musique sparkling deniseRichard se voit encore rester en Belgique quelques années. S’il envisage de partir plus tard, ce sera pour vivre dans un pays anglophone. Mais pour le moment, Richard ne veut pas quitter Bruxelles parce qu’il s’y sent bien et parce qu’il tient beaucoup à son groupe de musique monté avec quelques amis.

 

 

 

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