Fiche métier : traducteur littéraire

Devenir traducteur littéraire

Le métier de traducteur littéraire est probablement le métier de la traduction qui suscite le plus de vocations, et également celui dans lequel il est le plus difficile de percer. Légalement, le traducteur littéraire est considéré comme un auteur, mais il reste pourtant la plupart du temps dans l’ombre de ce dernier, ce qui est par ailleurs la qualité principale d’un bon traducteur : être capable de faire oublier qu’il s’agit d’une traduction.

Conditions de travail

Le métier de traducteur littéraire est très particulier. Le traducteur littéraire est un indépendant, il a donc un statut très précaire, dans la mesure où il signe un contrat pour un ouvrage avec un éditeur, qui est ensuite libre de lui confier d’autres ouvrages ou non selon son bon vouloir.

Certes, le traducteur littéraire a la chance de pouvoir découvrir des ouvrages en premier lieu, et de pouvoir les porter à la connaissance du public de son pays. Mais les conditions de travail d’un traducteur littéraire sont souvent assez déplorables, dans la mesure où une bonne partie des maisons d’édition essayent de rogner les coûts par tous les moyens. Les traducteurs sont donc obligés de respecter des délais de plus en plus serrés, au détriment parfois de la qualité du travail, et sont parfois confrontés à des absurdités totales dans le but de réduire les budgets. Même si les associations de traducteurs essayent de tirer la sonnette d’alarme, tout n’est pas rose au pays des traducteurs littéraires.

Qualités requises

Pour devenir traducteur littéraire, il est nécessaire d’avoir un très bon niveau de langue (à la fois en langue étrangère mais aussi dans sa langue maternelle), mais également d’être très curieux et d’être disposé à passer un moment à l’étranger. Il faut avoir la volonté de se cultiver. Il faut aussi être humble, car le traducteur est souvent oublié au profit de l’auteur… Enfin, il ne faut pas être poussé par l’appât du gain !

Formation

Il existe quelques masters en traduction littéraire, dont le plus connu est celui l’ISIT. Toutefois, une formation ne suffit pas pour devenir traducteur littéraire. Il faut passer du temps dans le pays, s’imprégner de sa culture, de sa langue, de son atmosphère, afin d’être capable de retranscrire exactement l’ambiance que cherche à donner l’auteur.

Débouchés

Il n’y a que peu de débouchés pour les apprentis traducteurs. Le monde de l’édition est relativement fermé, et le plus urgent pour un traducteur débutant est de se constituer un carnet d’adresses. Même ainsi, rares sont les traducteurs littéraires qui parviennent à vivre de cette activité. Ils sont souvent obligés de la cumuler avec un autre métier à temps partiel. Il existe cependant un peu plus de débouchés dans les langues rares.

Salaire moyen

C’est difficile à dire, car les traducteurs littéraires ne sont pas salariés. Il faut savoir que l’écart peut être assez important entre les traducteurs de best-sellers et ceux de petits auteurs inconnus, car les traducteurs littéraires touchent des droits d’auteur sur les ouvrages vendus. Quand il s’agit de tirages à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, cela peut donc faire la différence. Mais cela ne concerne qu’une poignée de traducteurs. Et, on le répète, il est très difficile de vivre du seul métier de traducteur littéraire.

Revenir aux fiches métiers traducteur.

Reportages

plus d’interviews >